Lesson Transcript

Alexandre Aubert: Bonsoir... Ah, je suis fatigué. J'en peux plus.
Patricia Perrin: Salut toi. Dure journée à l'hôpital ?
Alexandre Aubert: Une journée terrible. J'ai fait douze heures de travail aujourd'hui. Douze heures ! J'ai couru dans tous les couloirs. Il y avait beaucoup de patients, beaucoup d'urgences. J'ai vraiment mal aux pieds. Et toi ? Tu es déjà rentrée depuis longtemps ?
Patricia Perrin: Je suis rentrée il y a une heure. J'ai utilisé ma clé. Je suis directement allée sur le canapé. Je n'ai même pas enlevé ma veste.
Alexandre Aubert: Oh là là. C'est la période fiscale, n'est-ce pas ?
Patricia Perrin: Exactement. C'est le pire moment de l'année pour une comptable. J'ai passé dix heures devant mon ordinateur aujourd'hui. Je regarde des chiffres, encore des chiffres, toujours des chiffres. Les tableaux Excel dansent devant mes yeux. J'ai vraiment mal à la tête.
Alexandre Aubert: Mon pauvre amour. Tu veux un verre d'eau ? Ou un thé ?
Patricia Perrin: Non, ça va aller, merci. Mais tu sais quoi ? Le bruit de Paris, les voitures, les sirènes de police, le métro bondé... Je ne peux plus supporter ça. J'ai besoin de calme. J'ai besoin de silence.
Alexandre Aubert: C'est vrai. Moi aussi. On vit dans le béton et le bruit. On a vraiment besoin d'un bon bol d'air frais. On doit partir de Paris ce week-end.
Patricia Perrin: Partir ? Mais pour aller où ? On n'a que deux ou trois jours.
Alexandre Aubert: On peut aller dans les Vosges ! C'est une chaîne de montagnes, ce n'est pas très loin. C'est à trois ou quatre heures de route de Paris. C'est la nature, le calme parfait.
Patricia Perrin: Les Vosges... C'est vrai que c'est joli. En plus, c'est l'automne. Les arbres doivent avoir de belles couleurs, rouge, jaune, orange. Je peux prendre de superbes photos avec mon appareil.
Alexandre Aubert: Exactement ! Et surtout, il y a des montagnes incroyables. Je veux faire une grande randonnée. Je veux monter au sommet du Hohneck. C'est un endroit magnifique, un peu difficile, mais la vue en haut est incroyable ! On peut presque voir les Alpes quand le ciel est clair.
Patricia Perrin: Attends, attends. Tu as dit "monter au sommet" ? Tu sais très bien que j'ai le vertige. Je déteste les endroits hauts. Je ne veux pas grimper sur des rochers, Alexandre.
Alexandre Aubert: Mais non, ne t'inquiète pas. On va trouver un compromis. Moi, je peux grimper le matin. Et toi, tu peux rester sur les chemins plats. Tu peux marcher sur un sentier facile, mettre tes écouteurs, écouter ta musique et faire tes photos.
Patricia Perrin: Ah, ça, c'est une très bonne idée. Je marche tranquillement en bas, et toi, tu fais ton sport en haut. D'accord, l'idée de la montagne me plaît. Mais... où est-ce qu'on va dormir ?
Alexandre Aubert: Ah ! J'ai la meilleure idée du monde. On fait du camping sauvage !
Patricia Perrin: Quoi ?! Du camping sauvage ?
Alexandre Aubert: Oui ! C'est génial. On prend une petite tente. On s'installe à côté d'une rivière, au milieu de la forêt. Pas d'électricité, pas de téléphone, pas d'ordinateur. On va vraiment déconnecter. On écoute juste le bruit de l'eau et le vent dans les arbres.
Patricia Perrin: Alexandre, regarde-moi bien. Est-ce que j'ai l'air d'une campeuse ?
Alexandre Aubert: Ben... tu aimes la nature, non ?
Patricia Perrin: J'aime regarder la nature, oui. Mais je ne veux pas dormir sur la nature. Hors de question ! Je refuse de dormir par terre. Le sol est dur, il y a des cailloux, et il fait froid la nuit.
Alexandre Aubert: Mais j'ai des petits matelas en mousse ! Et de très bons sacs de couchage. Tu n'auras pas froid, je te le promets.
Patricia Perrin: Non, non et non. Écoute-moi bien. Je travaille dur toute la semaine. Je suis fatiguée. Je ne veux pas me réveiller avec le soleil, je veux me réveiller quand je suis prête. Dans le noir. Sur un vrai matelas épais.
Alexandre Aubert: Mais c'est tellement beau de se réveiller avec la lumière du matin...
Patricia Perrin: Et il n'y a pas de douche ! Moi, j'ai besoin d'une douche bien chaude le matin. Et d'une vraie machine à café. Je ne vais pas boire de l'eau chauffée sur un petit feu de bois.
Alexandre Aubert: Mais imagine... le soir, on est tous les deux, seuls au monde. On regarde les étoiles dans le ciel. C'est super romantique, non ? On n'a besoin de rien d'autre. Juste toi et moi.
Patricia Perrin: C'est un peu fleur bleue, ça ! C'est très mignon, mais c'est pas réaliste. Tu oublies une chose très importante. Les insectes.
Alexandre Aubert: Les insectes ?
Patricia Perrin: Oui, les moustiques ! Tu te souviens de l'année dernière ? J'ai été piquée partout. Mon bras était énorme, rouge et gonflé. Je ressemblais à un gros ballon rouge ! Le confort précaire, c'est pas pour moi.
Alexandre Aubert: Bon, d'accord. Pas de tente. Pas de camping sauvage. Mais Patricia, il faut penser au budget. On partage les frais, cinquante-cinquante, d'accord ?
Patricia Perrin: Bien sûr. On partage tout.
Alexandre Aubert: Le camping sauvage, c'est gratuit. Un petit camping basique, c'est peut-être vingt euros la nuit. Mais un bel hôtel de luxe, avec un grand lit et un spa, dans une région touristique pendant un week-end d'automne ? C'est deux cent cinquante euros la nuit ! C'est trop cher pour nous.
Patricia Perrin: Oui, tu as raison. Deux cent cinquante euros, c'est trop. On doit trouver une solution entre les deux. Viens, on regarde sur l'ordinateur.
Patricia Perrin: Alors... hôtels dans les Vosges... Pas cher... Ah, regarde ça ! Il y a un motel juste ici.
Alexandre Aubert: Un motel ? Fais voir les photos.
Patricia Perrin: C'est un hôtel de zone industrielle. C'est à côté de la grande route. C'est quatre-vingt-dix euros la nuit. C'est dans notre budget, non ?
Alexandre Aubert: Ah non ! Regarde la photo du bâtiment. C'est gris, c'est triste. C'est super glauque.
Patricia Perrin: C'est vrai que c'est pas très beau.
Alexandre Aubert: Et regarde la carte. C'est juste à côté d'un grand supermarché et de l'autoroute. Il va y avoir le bruit des camions toute la nuit. On veut aller dans la nature pour le calme, pas pour dormir à côté des camions. On ne prend pas ça.
Patricia Perrin: Bon, je suis d'accord. C'est trop moche. On continue de chercher. Et si on loue un gîte ? Un petit chalet en bois ?
Alexandre Aubert: Cherche le mot "gîte". C'est typique de la région.
Patricia Perrin: D'accord... Gîte... montagne... Oh, il y en a un très mignon. Il est petit, au milieu des arbres. Et c'est seulement cinquante euros !
Alexandre Aubert: Cinquante euros ? C'est une affaire ! Clique dessus pour voir les détails.
Patricia Perrin: Alors... "Petit gîte traditionnel... très calme... attention, pas d'électricité et pas d'eau courante."
Alexandre Aubert: Ah ! Tu vois ? C'est presque comme mon camping sauvage !
Patricia Perrin: Très drôle. Je passe au suivant. On ne va pas vivre comme au Moyen Âge. Attends... J'ai une autre idée. Je vais chercher "hébergement insolite". C'est très à la mode en ce moment. C'est du "Glamping", du camping glamour.
Alexandre Aubert: Du Glamping ? Je ne connais pas. Qu'est-ce que c'est ?
Patricia Perrin: Regarde ! J'ai trouvé un endroit qui s'appelle "River's Edge". Le Bord de l'Eau. C'est magnifique !
Alexandre Aubert: Oh... C'est une tente ? Mais elle est géante !
Patricia Perrin: Oui, c'est une grande tente de luxe, posée sur une belle terrasse en bois. Et regarde l'intérieur ! Il y a un grand lit King-size, avec de vrais draps blancs et une grosse couette. Il y a l'électricité, une petite lampe pour lire le soir, et même un petit chauffage.
Alexandre Aubert: Waouh. C'est vraiment le grand luxe au milieu de la forêt. Et pour la douche ?
Patricia Perrin: "Salle de bain privée à quelques pas de la tente." C'est une petite cabane en bois juste à côté, avec une douche bien chaude et des toilettes normales. C'est parfait !
Alexandre Aubert: Ça a l'air super, mais combien ça coûte ? Ça doit être très cher.
Patricia Perrin: Cent vingt euros la nuit.
Alexandre Aubert: Seulement ? Donc, soixante euros pour toi, et soixante euros pour moi. C'est génial ! C'est exactement notre budget.
Patricia Perrin: Tu vois, c'est le compromis parfait. Tu as ta nature, et moi, j'ai mon lit.
Alexandre Aubert: Je dois avouer que c'est une excellente idée. Et on est vraiment dans la nature. La forêt est tout autour. On est d'accord alors ? On réserve ?
Patricia Perrin: Attends, je regarde d'abord les avis des autres voyageurs. C'est toujours important de lire les commentaires.
Alexandre Aubert: Vas-y, lis. Qu'est-ce qu'ils disent ?
Patricia Perrin: "Un séjour merveilleux." "Le lit est très confortable." "Le son de la rivière est très relaxant." Oh ! Écoute ça ! "Le propriétaire prépare des muffins frais et des viennoiseries tous les matins."
Alexandre Aubert: Ah ! Des muffins et des croissants. C'est ça qui te convainc !
Patricia Perrin: Évidemment ! Un café chaud et un muffin tout frais, c'est le bonheur total. C'est vendu, je veux y aller. Mais attends... il y a un commentaire négatif ici.
Alexandre Aubert: Ah bon ? Qu'est-ce que c'est ? C'est sale ?
Patricia Perrin: "Attention, beaucoup de moustiques près de l'eau le soir. Pensez à prendre une protection."
Alexandre Aubert: Hé, je suis infirmier. C'est moi, la trousse de secours ! Je vais prendre tout ce qu'il faut. Des crèmes, des sprays anti-moustiques, des médicaments. Tu ne vas pas ressembler à un ballon rouge, promis.
Patricia Perrin: Merci, Docteur Aubert. Il y a autre chose dans les commentaires. Le Wi-Fi est très mauvais. Ils disent que la connexion est très faible et qu'on ne peut pas regarder de vidéos.
Alexandre Aubert: Pas de Netflix le soir, alors.
Patricia Perrin: Tu sais quoi ? C'est pas grave. C'est même très bien. Ça va nous faire du bien de ne pas regarder un écran. On pourra parler, boire un verre de vin sur notre petite terrasse en bois, et écouter la nature. C'est bon pour notre couple.
Alexandre Aubert: Tu as tout à fait raison. On va passer un super moment. Bon, on organise le programme ? On part quand ?
Patricia Perrin: Alors, vendredi, je termine le travail à dix-sept heures. On peut prendre la voiture et partir de Paris vers dix-huit heures.
Alexandre Aubert: Dix-huit heures... Avec la circulation et la route, on va arriver là-bas vers vingt et une heures. C'est parfait. On s'installe tranquillement pour la nuit.
Patricia Perrin: Oui. Et le samedi matin, tu te lèves tôt pour aller marcher sur ta montagne. Moi, je dors tard. Je mange mes petits muffins au lit. Ensuite, je vais me promener au bord de la rivière pour faire quelques photos avec les belles couleurs d'automne.
Alexandre Aubert: Et à midi, on se retrouve dans un petit village à côté. On mange un bon déjeuner. J'ai vu qu'il y avait une super pizzeria sur une petite place. On mangera une pizza en terrasse, au soleil.
Patricia Perrin: Oh oui, une bonne pizza après ta longue marche. Et l'après-midi ? Qu'est-ce qu'on fait ?
Alexandre Aubert: L'après-midi, on va sur le grand lac, et on loue un canoë ! C'est très calme, l'eau est belle. C'est reposant.
Patricia Perrin: D'accord pour le canoë, mais c'est toi qui rames le plus ! Je ne veux pas avoir mal aux bras.
Alexandre Aubert: Pas de problème, je suis musclé ! Et le samedi soir, devine ce qu'on fait ? Le propriétaire de la tente loue aussi des petits barbecues. On va faire griller des burgers !
Patricia Perrin: Des burgers ! C'est génial. Et pour le dessert ?
Alexandre Aubert: Des guimauves grillées ! C'est la tradition quand on dort dans la forêt. On pique la guimauve sur un bâton de bois, et on la chauffe sur le feu. Ça va être délicieux.
Patricia Perrin: Bon, ton programme pour samedi est parfait. Mais pour dimanche, c'est moi qui choisis l'activité !
Alexandre Aubert: D'accord, c'est ton jour. Qu'est-ce que tu veux faire dimanche matin avant de rentrer à Paris ?
Patricia Perrin: J'ai regardé sur internet. Dimanche matin, il y a une grande brocante dans le village d'à côté. C'est aussi un marché local. J'adore les brocantes. On peut regarder les vieux objets, chercher des choses vintage. Je voudrais trouver un cadeau spécial pour ma sœur. C'est son anniversaire la semaine prochaine.
Alexandre Aubert: Une brocante ? C'est super sympa. On pourra aussi acheter du bon miel ou du fromage local sur le marché. J'adore l'idée.
Patricia Perrin: Super ! On a notre programme. C'est décidé. Je clique sur "Réserver" et je paie avec ma carte bancaire.
Patricia Perrin: Voilà. C'est fait. C'est réservé pour nous deux, ce week-end !
Alexandre Aubert: Génial ! Bon, on fait la liste de ce qu'on doit préparer ? On ne doit rien oublier.
Patricia Perrin: Moi, je prends de bonnes chaussures de rando pour ma marche sur le sentier plat. Je ne veux pas avoir mal aux pieds.
Alexandre Aubert: N'oublie pas de prendre un gros pull en laine. Même s'il y a un petit chauffage dans la tente, les nuits en montagne sont très froides en automne. Tu vas avoir besoin d'être bien au chaud.
Patricia Perrin: Un gros pull, c'est noté. Et la chose la plus importante : l'anti-moustique ! Je compte sur toi et ta trousse de secours, Alexandre.
Alexandre Aubert: T'inquiète pas, j'achète le meilleur spray demain à la pharmacie de l'hôpital. Et écoute, comme c'est toi qui as payé la réservation de la tente, c'est moi qui vais payer toutes les courses pour le week-end. Je vais acheter les burgers, les guimauves, et surtout, le bon fromage et le vin pour notre repas de samedi soir.
Patricia Perrin: C'est très gentil, merci mon amour. On a vraiment trouvé un super compromis, tu ne trouves pas ?
Alexandre Aubert: Oui, c'est vrai. On a mélangé mon besoin d'aventure et ton besoin de confort. C'est le week-end parfait. D'ailleurs, avec toute cette organisation, j'ai vraiment très faim maintenant.
Patricia Perrin: Moi aussi ! Mon mal de tête a disparu avec ce beau projet, mais mon estomac est complètement vide. Qu'est-ce qu'on mange ce soir ? Je ne veux pas cuisiner.
Alexandre Aubert: Moi non plus. On commande au restaurant thaïlandais en bas de la rue ? Pour fêter notre week-end !
Patricia Perrin: Oh oui ! Je veux un grand Pad Thaï avec du poulet, et plein de petits nems. Mais pas trop épicé, s'il te plaît.
Alexandre Aubert: Un Pad Thaï pas trop épicé, c'est noté. Je les appelle tout de suite. Allez, viens là, donne-moi un bisou. Les Vosges, nous voilà !

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