| Margaret MacDonald: Ah... le silence. C'est incroyable. Dehors, c'est la folie totale avec la circulation. |
| Hugues Henry: Bonjour ! Vous êtes Margaret, n'est-ce pas ? |
| Margaret MacDonald: Oui, c'est bien moi. Bonjour. Vous êtes monsieur Henry ? |
| Hugues Henry: Appelez-moi Hugues, je vous en prie. Bienvenue à l'Immeuble Triple Amande. Vous avez trouvé facilement ? |
| Margaret MacDonald: Eh bien, pour être honnête, sans le GPS de mon téléphone, je serais encore perdue. Paris est un vrai labyrinthe pour moi. |
| Hugues Henry: C'est vrai que ce n'est pas toujours simple. Vous êtes venue comment ? En voiture ou vous avez pris le métro ? |
| Margaret MacDonald: J'ai pris le métro. La ligne 9, je crois. Chez moi, dans le New Jersey, tout est droit. Les rues forment des carrés parfaits. Ici, les rues tournent dans tous les sens ! Je suis encore en train d'apprendre la géographie de la ville. |
| Hugues Henry: Je comprends tout à fait ! Je viens de Nantes, à l'origine. Au début, la simplicité de ma ville natale me manquait beaucoup. Paris est chaotique. Mais avec le temps, on tombe amoureux de son charme. |
| Margaret MacDonald: C'est sûr, l'architecture est magnifique. Mais je suis contente d'être arrivée. |
| Hugues Henry: Alors, on y va ? L'appartement est tout en haut. C'est le dernier étage. Le penthouse, comme on dit. |
| Hugues Henry: Entrez, je vous en prie. |
| Margaret MacDonald: Merci. Cet ascenseur est très moderne. |
| Hugues Henry: Oui, c'est un modèle à grande vitesse. C'est l'ascenseur le plus rapide de tout le quartier. |
| Margaret MacDonald: Oh là là... J'espère que mes oreilles ne vont pas se boucher. Je n'aime pas trop ça. |
| Hugues Henry: Ne vous inquiétez pas, c'est très doux. Vous n'allez rien sentir. Alors, vous êtes infirmière, c'est ça ? |
| Margaret MacDonald: Exactement. Je suis ici pour un programme d'échange professionnel à l'hôpital universitaire. C'est une grande opportunité, mais c'est beaucoup de travail. Et vous ? Vous travaillez dans quoi ? |
| Hugues Henry: Je travaille dans la finance numérique. Le monde du blockchain, les crypto-monnaies... le Bitcoin, vous voyez ? |
| Margaret MacDonald: Ah oui, j'en ai entendu parler. C'est de l'argent virtuel sur internet, n'est-ce pas ? |
| Hugues Henry: C'est ça. C'est un marché qui ne dort jamais. Je travaille vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. |
| Hugues Henry: Et voilà. Le dernier étage. Nous sommes à l'Unité 12-A. |
| Margaret MacDonald: Il n'y a qu'une seule porte ? Vous avez tout l'étage pour vous ? |
| Hugues Henry: Oui, tout l'étage. Regardez, c'est très simple pour entrer. Pas besoin de clé. |
| Margaret MacDonald: Oh, c'est une application sur votre téléphone ? Vous n'avez pas de clé physique ? |
| Hugues Henry: Non, pas de clé. Tout se passe avec un code ou l'application. Entrez, je vous en prie. |
| Margaret MacDonald: Waouh... C'est immense ! J'adore cet espace ouvert. Et ces grandes fenêtres... elles vont du sol au plafond ! Mais... les stores sont fermés. |
| Hugues Henry: Regardez bien. Maison, désactive le mode privé. |
| Margaret MacDonald: Oh là là ! C'est incroyable. Avec toute cette technologie, je me sens un peu comme un méchant dans un film de James Bond ! |
| Hugues Henry: Tant que vous payez le loyer, vous pouvez être qui vous voulez ! |
| Margaret MacDonald: C'est vraiment impressionnant. Vous parlez à votre appartement ? |
| Hugues Henry: Oui, c'est une maison connectée. Tout est intégré. Les lumières, la température, la musique... tout se contrôle avec la voix. |
| Margaret MacDonald: C'est fascinant. Mais... j'ai une question pratique. Avec toutes ces vitres, il ne fait pas trop chaud en été ? |
| Hugues Henry: C'est une très bonne question. Les vitres ont un traitement spécial contre les rayons UV du soleil. Et surtout, il y a une climatisation très puissante. C'est rare à Paris. |
| Margaret MacDonald: Oh, c'est parfait. Après une longue journée de travail à l'hôpital, le confort, c'est ma priorité. J'ai vraiment besoin de me reposer quand je rentre. Je traite ma maison comme je traite mes patients : avec soin. |
| Hugues Henry: C'est exactement ce que je veux entendre. C'est pour ça que je cherche une personne sérieuse. |
| Margaret MacDonald: Mais pourquoi vous louez cet appartement magnifique ? Vous partez ? |
| Hugues Henry: En fait, je vais beaucoup voyager pour mes investissements cette année. Et je cherche aussi à acheter un club de tennis. |
| Margaret MacDonald: Un club de tennis ? Vous êtes un grand joueur ? |
| Hugues Henry: Pas du tout ! Je suis même assez mauvais. Mais j'essaie d'apprendre, et c'est un bon projet d'investissement. Venez voir la cuisine. |
| Hugues Henry: C'est un design très minimaliste. Tout est en marbre italien. La plaque de cuisson est à induction. |
| Margaret MacDonald: C'est très beau, très épuré. Mais... euh, il est où, le frigo ? Je ne vois aucun appareil électroménager. |
| Hugues Henry: Ah ! C'est le secret du design minimaliste. Regardez. |
| Margaret MacDonald: Oh, je vois ! Il est caché derrière le panneau. C'est très élégant. Mais les placards me semblent un peu petits, non ? Ils ne sont pas très profonds. |
| Hugues Henry: C'est vrai, ils ne sont pas très grands. C'est un problème pour vous ? |
| Margaret MacDonald: Un peu. J'adore cuisiner. Je fais souvent des gâteaux, je prépare mes repas tous les jours. C'est bon pour la santé et ça m'aide à me relaxer. Vous ne cuisinez pas ? |
| Hugues Henry: Moi ? Jamais. Je commande toujours sur internet avec la livraison. Je suis très mauvais en cuisine. Mais le plan de travail a un grand avantage. Il est traité contre les taches. C'est parfait pour la sauce tomate ! Vous passez juste un coup d'éponge et tout disparaît. |
| Margaret MacDonald: Ah, ça c'est très pratique. C'est toujours difficile de nettoyer les taches de sauce tomate. |
| Hugues Henry: Mais attendez, je ne vous ai pas montré le meilleur. Le bijou de l'appartement. Venez par ici. |
| Margaret MacDonald: Qu'est-ce que c'est ? |
| Hugues Henry: Une machine à expresso connectée au Wi-Fi. Vous pouvez lancer votre café depuis votre lit avec votre téléphone. |
| Margaret MacDonald: Sérieusement ?! Oh, mon Dieu. C'est génial. Avec mes horaires très tôt le matin, un bon café, c'est vital. La machine reste avec l'appartement ? |
| Hugues Henry: Bien sûr. L'appartement est entièrement équipé. Allez, je vous montre la chambre. La suite parentale. |
| Margaret MacDonald: C'est... tellement calme. On n'entend vraiment rien du tout. C'est dingue. |
| Hugues Henry: Oui. Il y a un triple vitrage sur toutes les fenêtres. L'isolation phonique est parfaite. C'est très important pour moi. J'ai besoin de silence absolu pour mon petit plaisir coupable. |
| Margaret MacDonald: Un plaisir coupable ? C'est quoi ? |
| Hugues Henry: Je lis des bandes dessinées. Les BDs, vous savez ? J'ai une grande collection. J'aime lire dans le calme total. |
| Margaret MacDonald: C'est super. J'aime le calme aussi. Surtout pour le tricot. J'adore tricoter le week-end. |
| Hugues Henry: Du tricot ? Alors vous allez aimer la petite pièce juste à côté. C'est une petite chambre d'amis, mais vous pouvez l'utiliser pour vos loisirs créatifs. Il y a une belle lumière naturelle l'après-midi. |
| Margaret MacDonald: C'est une excellente idée. Une petite salle de couture... c'est parfait. Et pour les vêtements ? Avec mes uniformes d'infirmière et mes vêtements de tous les jours, j'ai beaucoup de choses. |
| Hugues Henry: Regardez par ici. Voici le dressing. |
| Margaret MacDonald: Waouh. C'est immense ! Dans mes anciens appartements, j'avais juste une petite armoire. Ce dressing est plus grand que ma première chambre d'étudiante ! |
| Hugues Henry: Je vous avais dit que c'était confortable. Et en plus de l'appartement, le quartier est très pratique. |
| Margaret MacDonald: Oui, parlons du trajet pour aller au travail. Je dois aller au centre médical tous les jours. |
| Hugues Henry: C'est très simple. Vous prenez le métro juste en bas de la rue. C'est une ligne directe jusqu'à l'hôpital. Vingt minutes, pas plus. Pas de changement de ligne. |
| Margaret MacDonald: C'est idéal. Et le soir ? Parfois, je finis mon service très tard. Vers minuit ou une heure du matin. C'est un quartier sûr pour rentrer à pied depuis le métro ? |
| Hugues Henry: Très sûr. L'immeuble a une sécurité vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et la rue principale est toujours bien éclairée parce qu'il y a des brasseries et des restaurants ouverts tard. Il y a toujours du monde. |
| Margaret MacDonald: C'est rassurant. Et pour faire les courses ? |
| Hugues Henry: Il y a un supermarché classique à cinq minutes à pied. Et juste au coin de la rue, il y a un très bon marché bio tous les jeudis et dimanches. Pour vos légumes frais, c'est génial. Il y a aussi un beau parc juste à côté pour marcher le week-end. |
| Margaret MacDonald: Un marché bio et un parc... Ça me plaît beaucoup. |
| Hugues Henry: On va sur le balcon pour discuter du contrat ? Je vais nous faire un café avec la fameuse machine. |
| Margaret MacDonald: Avec grand plaisir. |
| Margaret MacDonald: Merci pour le café. Et quelle vue... On voit tout Paris d'ici. Les toits sont magnifiques. |
| Hugues Henry: N'est-ce pas ? Le soir, c'est encore plus beau avec les lumières. Alors, qu'est-ce que vous en pensez ? |
| Margaret MacDonald: J'aime beaucoup. C'est vrai que la cuisine est petite, mais avec cette lumière, ce calme... et ce dressing ! Ça compense largement. |
| Hugues Henry: Super. Alors, pour les détails pratiques. Comme vous avez vu, l'appartement est loué meublé. Le lit, le canapé, la table, tout reste ici. |
| Margaret MacDonald: C'est parfait, je n'ai pas de meubles avec moi de toute façon. Et pour les factures ? Comment ça marche en France ? |
| Hugues Henry: C'est très simple. Le loyer est avec les charges comprises. Ça veut dire que l'eau froide, l'eau chaude, et l'abonnement internet avec la fibre sont inclus dans le prix. Vous devez seulement payer votre propre électricité. |
| Margaret MacDonald: Oh, c'est très clair. Aux États-Unis, on doit souvent payer l'eau à part. Et pour la durée ? |
| Hugues Henry: Je propose un bail de douze mois. C'est le contrat standard pour un meublé. Ça correspond à votre programme d'échange, non ? |
| Margaret MacDonald: Exactement. Je reste un an en France. Ah, une dernière chose ! Est-ce qu'il y a des règles pour les animaux ? Je n'en ai pas, mais on ne sait jamais. |
| Hugues Henry: Le règlement de l'immeuble est assez strict. La règle principale, c'est : pas de chevaux. |
| Margaret MacDonald: Pas de chevaux ? Quel dommage, je vais devoir annuler ma commande. |
| Hugues Henry: Plus sérieusement, un petit chat ou un petit chien, ça ne pose pas de problème. Tant qu'ils ne mangent pas le mobilier. |
| Margaret MacDonald: Ne vous inquiétez pas, je n'ai pas le temps pour un animal. Par contre, si je prends l'appartement, je vais peut-être acheter une petite desserte à roulettes. Pour mettre mes ustensiles de cuisine. Ça ne vous dérange pas ? |
| Hugues Henry: Pas du tout. Vous pouvez ajouter des petits meubles. C'est chez vous. Enfin, si vous décidez de le prendre. Il faut que je sois honnête, j'ai d'autres personnes intéressées. Il y a un couple qui visite ce soir. |
| Margaret MacDonald: Ah... je comprends. L'appartement est superbe, c'est normal. |
| Hugues Henry: Mais, pour être franc, je préfère louer à une professionnelle comme vous. Vous êtes calme, vous travaillez beaucoup, et j'aime bien votre philosophie. Vous allez prendre soin de l'appartement. |
| Margaret MacDonald: C'est gentil. Je peux vraiment m'imaginer vivre ici. Le balcon est parfait pour prendre un café avant d'aller à l'hôpital. |
| Hugues Henry: Prenez votre temps. La caution est de deux mois de loyer, c'est un budget. Réfléchissez tranquillement ce soir. |
| Margaret MacDonald: C'est ça. Je vais calculer mon budget avec les frais de la vie parisienne. Je regarde ça ce soir, et je vous appelle demain matin à la première heure. C'est bon pour vous ? |
| Hugues Henry: C'est parfait. J'attends votre appel demain matin, Margaret. Passez une très bonne fin de journée. |
| Margaret MacDonald: Merci beaucoup, Hugues. Pour la visite et pour le café. À demain ! |
| Hugues Henry: À demain. Je vous raccompagne à l'ascenseur. |
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